Gréve des urgentistes

nous sommes tous concernés.
jeudi 27 décembre 2007
par  jeanpierre
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l’Hôpital doit avoir les moyens de sa mission de service public A l’appel de l’AMUF et de SAMU de France, les Médecins Urgentistes du secteur public, lassés de ne pas être entendus par les pouvoirs publics, sont engagés dans un mouvement de grève reconductible à compter du 24 décembre 2007 concernant les conditions de la permanence des soins : paiement des heures supplémentaires accumulées, modification de la législation sur le compte épargne temps et sur le temps de travail additionnel revalorisation de la rémunération des gardes et astreintes reconnaissance de la pénibilité (usure prématurée, ..) dans le dossier retraite.

Depuis des mois, les médecins urgentistes demandent l’ouverture de négociations sur le temps de travail et la mission de service public de la permanence des soins. La dernière alerte début novembre auprès des pouvoirs publics s’est soldée par un « rendez vous bâclé » le 18 décembre, justifiant la mouvement de grève.

Dans le même temps les pilotes d’hélicoptères sont également engagés dans une action gréviste alors qu’ils demandent depuis plusieurs mois des négociations sur salaire, conditions de travail et temps de travail. Les Fédération CGT de la Santé et des Transports sont engagées dans ce mouvement.

L’hôpital est malade du manque de moyens et d’une succession de réformes visant à le transformer en entreprise de production de soins dans le cadre d’un marché concurrentiel de la santé.

Dans le même temps le secteur privé bénéficie de largesses incroyables : fonds publics octroyés aux groupes de cliniques pour se restructurer alors que dans le même temps leur situation financière est florissante (pour exemple : les dividendes exceptionnels de 420 millions d’euros versés à ces actionnaires par la Générale de santé), dispositif de permanence des soins complètement inefficace dont le coût annuel pour la sécurité sociale atteint près de 400 millions d’euros. Pour assurer sa mission de service public l’hôpital a besoin de personnels en nombre suffisant, bien formés, correctement payés et travaillant dans de bonnes conditions. Aujourd’hui, toutes catégories professionnelles confondues, aucune de ces conditions n’est effective. La colère est donc grande.

Nous allons assister une nouvelle fois à des visites médiatisées de responsables politiques dans les hôpitaux, assurant les personnels de leur soutien et les remerciant pour leur abnégation, face à des conditions de travail difficiles.

Cela suffit ! Nous ne voulons plus de bonnes paroles mais des actes.

Commençons par ouvrir de véritables négociations sur les salaires et la reconnaissance professionnelle. L’accumulation des heures supplémentaires et des jours de repos non pris n’est plus acceptable. L’apurement de cette situation ne peut remplacer la nécessaire augmentation des salaires et la création d’emplois. L’argument des « caisses vides » est inacceptable alors que le gouvernement a trouvé 15 milliards d’euros cet été pour faire des cadeaux fiscaux.

La multiplication des commissions et groupes de travail sur l’avenir de notre système de santé et de l’hôpital est une parodie de démocratie.

Ce ne sont pas des discussions, encore moins des négociations.

Nous appelons donc à l’amplification du mouvement avec l’ensemble des salariés de la santé et de l’action sociale dans les jours et les semaines à venir afin d’obtenir de véritables négociations sur l’ensemble de ces revendications.

Montreuil, le 24 décembre 2007

rejoignez la cgt.


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