La maltraitance face à l épuisement professionnel

lundi 30 juillet 2007
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Mise au point

La maltraitance face à l épuisement professionnel

La première maltraitance est due à une volonté politique : les budgets alloués ne donnent pas les moyens aux établissements de mener correctement la mission qui leur est confiée.

La société oblige les personnes à accepter n importe quel travail pour se nourrir. Trop souvent on reclasse dans le secteur sanitaire ou médico-social des personnes ayant travaillé dans d autres secteurs d activité que le soin à la personne. Elles se retrouvent propulsées sans aucune formation auprès de personnes âgées bien souvent dépendantes et qui requièrent des soins que seuls des personnels formés, qualifiés et justement rémunérés peuvent prodiguer.

Le manque de moyens matériels et humains, les conditions de travail qui se dégradent toujours d avantage, ont une répercussion directe sur l accueil de la personne et sur sa dignité.

Et bien oui aux Eaux Vives, malgré le recrutement effectué dans le cadre du plan tripartite en vigueur, les conditions de travail se dégradent, les patients en subissent les conséquences.

« Tous disent : nous faisons le maximum pour les anciens, mais nous assurons, faute de personnel, le minimum pour chacun d entre eux, tous les soins ne sont pas faits, après avoir fait les toilettes, les avoir fait manger, habiller, nous les plaçons en attente sans faire notre travail de relationnel avec eux, dans notre d aide soignant, le relationnel est très important ». ..

. « Et bien oui, nous nous retrouvons le week-end avec 45 résidents, avec comme personnel une aide soignante et trois vacataires qui souvent débutent, sans aide hôtelière, cela peut arriver s il y a des arrêts de travail ponctuel, mais cela se reproduit souvent, comme cela arrive de se retrouver avec deux vacataires sur une aile du service sans personnel qualifié, avec les problèmes de sécurité s y afférant. »

Le personnel présent doit tout assumer !

On nous dit : l activité a baissé, mais il y a 50% d entrées en plus par rapport à 2006, les entrants se sont révélés plus dépendants et plus polypatologiques , la charge de travail a pu légèrement augmenter par rapport à l an dernier.

Légèrement ! Comment expliquer les arrêts multiples, les conditions de travail qui se dégradent, le burn out, la difficulté pour les cadres de faire des plannings qui tiennent la route ? Ce n est pas avec la mise en place d un 5ème risque dépendance en faisant appel à la charité publique, que les effectifs seront suffisants, les personnes en perte d autonomie doivent rester de plein droit dans le champ actuel de la sécurité sociale.

Nous voulons de vrais emplois qualifiés, les aides soignants sont en nombre sur le marché, qui ne demandent qu à travailler.

La CGT revendique la présence d un soignant qualifié par résident pour répondre à la course à l acte qui fait perdre le sens de l action, et qui contribue à l épuisement professionnel.

Il suffit de la polémique engendrée par la direction sur le nombre de minutes passées auprès du patient pour la toilette. Personne n est dupe quant au fond du problème.

Tous les syndicats ne peuvent qu être d accord avec l augmentation de personnel qualifié dans les services de gériatrie et services de long séjour et maisons de retraite.

Les fonds du plan maltraitance doivent servir pour embaucher dans ces établissements.

En gériatrie, une délégation du service comprenant des IDE et des AS avec la CGT a été reçue par Mr Le Directeur pour évoquer la grande difficulté du personnel à faire un travail de qualité auprès des patients, faute de personnel. Mr Le Directeur a admis que le service était sinistré, qu il fallait stabiliser les équipes, il y aura embauche de 2 AS qualifiés en août, qu il faut trouver 3 IDE pour renforcer l activité (il y a pénurie sur le marché, nous ferons appel aux intérimaires).

Peut être faudrait il passer des annonces dans les journaux ? Nous n en avons point vu. Internet, c est bien, mais tout le monde n y a pas accès.

Ensemble, personnel et syndicats nous pouvons faire avancer les choses, cessons les polémiques stériles, d autres batailles sont à venir, la franchise des soins qui jette les assurés dans les bras des compagnies privées et détruit la sécurité sociale, la TVA sociale qui remet en cause la solidarité entre les générations, qui diminue la contribution des entreprises au financement de la sécurité sociale (que restera-t-il de la sécu, conquête de nos anciens en 1945 ?).

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CGT.SYNDICAT DU PERSONNEL CHG V JOUSSELIN Av du Président Kennedy 28100 Dreux Local CGT 5260.


Commentaires  (fermé)

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mardi 21 septembre 2010 à 18h35, par  Denis

Je confirme, les fonctionnaires de la Mairie de Paris sont aussi mal menés, oui en 2006, j’ai moi aussi voulu attenter à ma vie, c’est un collègue qui avait alerté mon fils, sinon je ne serais plus de ce monde, a causse cette injustice.
L’injustice, le harcèlement moral, le prosélytisme, la discrimination, et les suicides existent bien à la Mairie de Paris et peut-être même plus qu’ailleurs...
Le harcèlement devient pour certains petits chefs une véritable méthode de management sans foi ni loi. La situation est également favorisée par le contexte social de la municipalité en place, L’administration et l’élu, savent bien que l’agent fera tout pour garder son emploi. Et que les collègues témoins fermeront les yeux sur les injustices de peur de perdre leur poste ou de passer en conseil de discipline.

A la Mairie de Paris, les agents sont protégés du licenciement. Il reste donc la solution de « faire craquer et détruire » l’indésirable et de faire rentrer dans le rang le responsable syndical qui dénonce ces pratiques lamentables.
Honte, que de honte, encore un suicide d’une collègue au mois de juin 2010, suite à des conditions de travail déplorables.

Voilà l’image de la Mairie de Paris, des conseils de disciplines staliniens pour celles ou ceux qui tentent de se plaindre des souffrances qu’ils subissent au quotidien, bien sur ces conseils de discipline sont soumis à l’arbitraire des contingences politiques, au profit de certaines CAP.

Voici la chronologie des faits que notre organisation syndicale tien à disposition pour les journalistes.<< Prosélytisme, Harcèlement, Discrimination, Propos Homophobe, Faux témoignages, Menaces, entrave syndicale, Suicides, etc>>.

Le trésorier de la fédération ( M. Gérard) en dépression depuis plus d’un an.
Le secrétaire général d’un de nos syndicats M.C, a quitté son poste, pour causes de pressions morales et de sanctions déguisées, celui-ci a même été traité par un syndicat maison de Gestapo et kommandantur.
Un de nos délégués M.P, a été lui aussi dans l’obligation de quitter son poste suite à des pressions qu’ils subissaient de sa hiérarchie..
Notre trésorière (Mme Sophie )en dépression et en très grande souffrance depuis plusieurs mois.
Une de nos adhérentes, Melle P, a vu elle aussi ses conditions de travail se dégrader depuis qu’elle a dénoncé le harcèlement sexuel et le prosélytisme dans sa direction ainsi que le faux en écriture qu’elle a trouvé dans un dossier concernant une grave affaire de prosélytisme sur le lieu et temps de travail dont elle est aussi victime.

Voilà, à ce jour, notre Fédération et notre syndicat affilié ne disposent d’aucun local, contrairement à toutes les autres organisations syndicales. C’est une entrave à l’exercice du droit syndical que la Mairie de Paris nous inflige.

Voilà, pour moi-même je subis " un véritable assassinat administratif " depuis plusieurs années malgré mon manda de Président de syndicat

Denis

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