Le harcèlement moral

mercredi 15 août 2007
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Le terme "harcèlement moral et psychologique" recouvre une multitude de situations visant toutes à déstabiliser un salarié. Soit, parce que l’employeur envisage de se séparer d’un (e) salarié (e) gênant (e) en contournant ou non une procédure de sanction, voire de licenciement, soit, parce qu’il s’agit pour diverses raisons, de durcir les méthodes de gestion ou les conditions de travail. Si l’absence de loi, contrairement au harcèlement sexuel, ne permet pas de définir juridiquement le harcèlement moral et psychologique, les tribunaux, lorsqu’ils sont saisis, peuvent néanmoins s’appuyer sur d’autres règles de droit pour sanctionner le harcèlement. Dans la fonction publique, l’article 6 de la Loi n° 83-634 du 13 Juillet 1983 protège et garantit le fonctionnaire notamment ses libertés d’opinion. Aucune distinction ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison de leur sexe sauf si celui-ci constitue une condition déterminante de l’exercice de ses fonctions, de leurs opinions politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses. L’article 11 de la même loi qui constitue le socle des statuts des trois fonctions publiques assure aux fonctionnaires une protection à l’occasion de leurs fonctions. Lorsque ceux-ci sont poursuivis, victimes de pressions, de harcèlement, la collectivité publique est tenue de les protéger et de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté. Dans le secteur privé et en application de l’article L122-48 du Code du Travail, l’employeur doit prendre toutes dispositions nécessaires en vue de prévenir ou de faire cesser le harcèlement. Recueil Secteur LDAJ "Le harcèlement moral et psychologique au travail" - 13/09/04 Page 3

Qu’est-ce que le harcèlement moral et psychologique ?

Le harcèlement moral ou psychologique ou encore professionnel recouvre de nombreuses pratiques.

  • le harcèlement gratuit et pervers qui est mis en oeuvre pour simplement détruire. C’est la classique "prise en grippe".
  • le harcèlement mis en oeuvre à l’encontre de salariés (es) que l’on veut pousser à la démission.
  • le harcèlement stratégique qui est mis en oeuvre dans le cadre d’une logique de gestion où les salariés (es) sont durement mis en concurrence dans un souci bien connu de "rentabilité de la productivité".
  • ce harcèlement s’est constamment développé dans les hôpitaux notamment lors du passage aux 35 heures pour les personnels de nuit et aujourd’hui dans de nombreux établissements sanitaires et sociaux soumis aux dispositions des Lois Aubry concernant également les 35 heures. D’une manière générale, les syndicats, les représentants du personnel, les médecins du travail, les avocats ou encore les défenseurs syndicaux connaissent bien les ravages de ces pratiques. Celles-ci ne sont pas nouvelles mais il est vrai que leur médiatisation a probablement permis une plus grande prise de conscience ainsi qu’une déculpabilisation des salariés (es) victimes de ces pratiques.

Mesures de prévention et attribution du C.H.S.-C.T.

1. Mesures de prévention Dans tous les établissements sanitaires, médico-sociaux et sociaux, le règlement intérieur doit rappeler les dispositions légales en matière de harcèlement, qu’il soit psychologique ou sexuel. Nos organisations syndicales et nos représentants peuvent demander la mise à jour dudit règlement. Dans la fonction publique hospitalière, les articles 6 et 11 de la Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 doivent être rappelés dans les services. Pour le secteur privé et associatif, les articles L123-1 à L123-7 du Code du Travail doivent faire l’objet d’une même démarche. 2. Attributions du CHS-CT. Les C.H.S.-C.T. peuvent proposer des actions de prévention en matière de harcèlement. Des initiatives pour mettre en oeuvre des actions d’information et de prévention du harcèlement peuvent être engagées en vue de contribuer à l’amélioration des conditions de travail. Ces actions n’ont pas pour effet de faire obstacle à celles que peuvent mener les autres instances représentatives du personnel et les organisations syndicales qui ont la faculté de pouvoir ester en justice en faveur des salariés. Le harcèlement est passible de sanctions. Tout salarié (e) ayant procédé à des agissements de harcèlement est passible d’une sanction disciplinaire. Ces agissements constituent un motif de sanction disciplinaire, voire une cause réelle et sérieuse de licenciement. Recueil Secteur LDAJ "Le harcèlement moral et psychologique au travail" - 13/09/04 Page 5 Toute personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction peut-être poursuivie devant la juridiction pénale. En effet l’article 225-14 du Code Pénal sanctionne le fait de harceler autrui. L’auteur du harcèlement s’expose à une peine d’emprisonnement et à une amende ainsi qu’au versement des dommages et intérêts à la victime en application des articles 1382 et 1383 du Code civil. La défense des droits des salariés. Le salarié victime de harcèlement peut engager une action devant les tribunaux avec l’appui du syndicat qui peut aussi se substituer à lui en application de l’article L123-6 du Code du Travail et en conformité à ses statuts. Pour engager cette action en faveur de la victime, le syndicat doit justifier d’un accord écrit de l’intéressé. Le syndicat peut agir, tant au plan civil et administratif qu’au plan pénal. Le salarié peut toujours intervenir à l’instance engagée par lui. Avant d’engager toutes procédures judiciaires, nous recommandons au salarié et au syndicat de mettre en demeure l’employeur pour qu’il engage ses responsabilités.

CONSEILS PRATIQUES

Réagir aux brimades et aux humiliations. Le harcèlement moral et psychologique au travail qui peut se définir juridiquement comme la répétition de certains faits entraînant une dégradation des conditions de travail, est cependant, par ses aspects sournois, difficile à identifier y compris par les personnes qui en sont victimes et surtout à prouver. Néanmoins, quelques conseils pratiques peuvent aider les salariés concernés à rompre l’isolement.

  • Prendre contact avec les délégués syndicaux et les institutions représentatives du personnel qui ont le pouvoir d’interpeller l’employeur.
  • Attirer l’attention de l’employeur des faits dont la personne est victime pour que celui-ci engage ses responsabilités.
  • Informer l’inspecteur du travail,
  • Consulter le médecin traitant,
  • S’adresser au médecin du travail qui a une mission de prévention,
  • Saisir le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail qui a le pouvoir de procéder à des enquêtes.
  • De noter dans un carnet personnel tous les faits et le cas échéant la présence des témoins.
  • Demander le témoignages des collègues. D’une manière générale, tout salarié victime de harcèlement doit se rappeler que son employeur est directement engagé par ces agissements, qu’il peut être condamné à réparer le préjudice subi en application de l’article 1184 du Code


Documents joints

harcelement moral
harcelement moral

Commentaires  (fermé)

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samedi 19 janvier 2013 à 17h44, par  Fontier

Pour ce qui est de la fonction publique (où ne s’applique pas le code du travail) je vous invite à faire un tour sur mon blog harcelement-moral-fonction-publique.org

De nombreuses rubriques, des jugements au pénal et au tribunal administratif, des articles de fond par un juriste spécialiste du droit de la FP, des modèles de lettres, des conseils...

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mardi 8 mai 2012 à 21h19, par  citoyennelamda

réponse plus que tardive ; se porter plainte avec constitution de partie civile, porter plainte au pénal avec la demande de réparation (plan civil), cela implique le paiement d une consignation (somme d argent) apres depot de la plainte telle que au procureur. Cela évite que la plainte soit classée (les procureurs de ce pays ne s’interessent aucunement aux dommages subis par les citoyens ordinaires, malheureusement.
Je ne conseille pas aux personnes d’ester en la matière sauf hiors avocat sauf sans illusion sur le suivi de la plainte.
Tôt ou tard on vous déboiute, tôt le juge d instruction vous le deconseille en ne vous lisant pas, vraiment pas interessé par votre affaire (vous génez), ou en premiere instance "non lieu" sans reference a vos arguments, il a été très prisé longtemps par la partie adverse de vous condamner vous victiome ensuite de non lieu ’il n y a pas de preuve donc vous avez dénoncer de façon calomnieuse", raccourci de "droit" tres impressionnant... Ainsi de victime vous pouvez passer à coupable et là de facto les juges lisent et vous condamnent ; je ne l’ai pas expérimenté mais l’ai constaté pour d’autres (témoins allègre, proprietaire de la bmw accidentée par le scooter du fiston sarko, femmes se plaignant de harcelement sexuel, vieille dame se plaignant d’un faux testament rédigé malgré ses experts et que la personne décédée soit enfermée en HP depuis de nombreuses années.
La seule vraie défense dans un pays qui nous leurre sur nos droits caricaturalement (certains jugements contiennent même parfois des points, des étoiles marquant votre dossier à classer de facto pour les con frères pas maçons...), la seule vraie défense reste donc le reglement de rue.
Dehors, face à face, ces gens ne bénéficient plus de leur extreme protections.
Si les personnes harcelées plutôt que de se suicider se rtournaient davantage et concrtement contre les pervers qui se multiplient, certainement ces choses abjectes cesseraient ;

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dimanche 20 février 2011 à 15h57, par  citoyenordinaire

Plus d’un an et demi après, Bora, il y a toujours des recours effectués toujours plus hauts ou en d’autres endroits, et toujours plus de calomnies, de faux de la part de la partie adverse qui pour se "défendre" ne sait que vous enfoncer ; bien plus facile ou usuel pour l’"administration" de France de faire plier le dénonçant à force d’inertie, de non réponses, d’agressions, de mensonges, de détournements (notation trafiquée, promotion bloquée, mises au placard...en bref tous les accessoires encore plus abjects et plus faciles à utiliser pour l’"administration". Plus d’un an et demi, une connaissance de nos "institutions" bien mal au point, du profil bas recherché pour le "haut fonctionnaire" ou pour le juge. Il convient selon moi se s opposer à toute injure, calomnie, faux mais sans y mettre une once d’illusion, une once de pognon. Je n’ai hélas pas d’autre solution.

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dimanche 20 février 2011 à 15h42, par  citoyenordinaire

désolé de cette réponse plus que tardive mais qui se trouve facilement. se porter partie civile sur le plan pénal est se plaindre d’infractions pénales avec en accessoire une demande de réparation au plan civil des dommages. le but n’a pas été pour moi d obtenir dédommagement mais de ne pas voir le procureur classer sans suite la plainte, comme il s’agit dans le cas de plaintes de citoyens "ordinaires" contre quiconque faisant partie d’un corps, d’un réseau, d’une fonction...
Le problème est que suite à mes expériences de la "justice" dans notre ex beau pays, partie civile ou pas le but est de vous débouter en première instance, en appel, en cour de cassation ; au pire vous aurez encore des soucis pour vous voir faire rembourser votre consignation , comme au tgi de toulouse qui n applique pas le code de procedure penale, entre autres, même pour ce remboursement après 3 ans de procédure sans aucune forme répondant au droit, à la morale , à la raison

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samedi 3 octobre 2009 à 17h06, par  Bora

Bonjour Don Quichotte,

pouvez-vous me dire ce qui c’est passé 1 an 1/2 après ?

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samedi 19 septembre 2009 à 12h03, par  Harrry

ce n’est pas une simple assurance juridique qui ferait cesser le harcèlement par un employeur administration.

Ou cela se saurait.

En cas de harcèlement prolongé, répété et avec accessoires au pire (dossiers effectués à votre insu, surveillance déguisée, mise au placard, insultes, faux témoignage, menaces etc...), et si vous y ajoutez un recours, comptez sur vous même, votre résistance, self control, logique, possibilités financières, mentales etc... car tout et presque tous vous seront opposés.
Des fonctionnaires très (trop ?) bien payés répondront à vos requêtes sans que cela vous soit communiqué ou très tardivement, même des personnes que vous n’avez JAMAIS eu l’"honneur" de rencontrer établiront rapports et mémoires "en défense" en statuant fermemenent sur votre mauvais caractère, votre incompétence, votre carence, vos difficultés de communiquer, tout cela sans aucune réserve, gêne, modération.

Donc si vous vous plaignez, votre situation sauf exception empirera.

A vous de voir si vous pouvez supporter ce qui est insupportable : la mauvaise foi, l’immoralité, l’injustice, la perversité.

Et si nous pouvions nous échapper à ce genre de situation, tous nous le ferions.

Mais que vaut un fonctionnaire sur le marché du travail actuel, affaibli par ses "expériences" et sa réputation ?

De solution je n’en ai pas.

Si vous estez, faites le avec des pièces, de la réserve et de l’argumentation en sachant que celle ci n’aura aucun poids face aux cancans, ressentis, étiquettes, calomnies répandues.

Ce, jusqu’au bout des recours qui vous sont dits "ouverts" mais sans aucune naiveté sur la compétence et l’honnêtete de ceux qui vous liront.

Les textes de loi ne sont pas appliqués en la matière.

Le juge "se perd dans l’ordonnance" disait Pierre Augustin Caron.

Dans ces situations, on est toujours perdant.

Et je n’ai pas de solution.

Logo de sm
samedi 15 août 2009 à 02h45, par  sm

Je suis moi aussi victime de harcelement moral dans un CHU.
J’ai d’abord été¨poussée a demander une mutation interne sur un autre site et je me croyais naivement sauvée.Hélas , ce n’était qu’une manoeuvre pour m’isoler de mes soutiens ,d’un travail que je connaissais parfaitement et me mettre dans un environnement entièrement nouveau où mon histoire était connue avec un groupe de collègues très proches de la direction.(je suis cadre.) C’est ainsi que dès mon arrivée sur ce site , j’ai eu droit à une collègue qui d’emblée me hurlait dessus (étant de nuit , c’était un calvaire car sans témoin.)Puis les mises en difficulté répétées dans mon travail .Afin un véritable passage à tabac par ma hiérarchie parce que j’avais osé déranger une nuit le directeur de site pourtant de garde .
Je n’ai pas eu droit comme tout le monde à mes 3 semaines de CA cet été.J’ai assumé sans broncher la responsabilité de tout un groupement hospitalier la nuit faisant face à toutes les situations pendant que les collègues étaient en congés .
Pour être sûre de pouvoir avoir des CA consécutifs et pouvoir vraiment me reposer je les ai posés en Décembre.De retour de leurs CA mes collègues , fraîches et disposes ont eu pour 1er soin de me faire savoir que mes CA de décembre étaient susceptibles d’être supprimés (alors que des frais importants ont été engagés)à cause de la grippe A1.(réquisition)
Me plaignant à ma hiérarchie ; c’est moi qui suis en tort car je "daube "sur les collègues.
J’ai besoin de vos conseils !Merci de votre aide.

Site web : ais parfaitement
mercredi 3 juin 2009 à 08h46

bonjour,
il est vrai que démontrer le harcèlement moral est chose difficile moi j’ai parlé d’acharnement puis de harcèlement à mon supérieur direct qui est directeur adjoint ; bien que très bien positionné dans la hiérarchie (n°2) sa réponse : je ne peux que prendre acte de la décision du DRH. c’est b ien connu les loups ne se mangent pas entre eux ! ce n’est que petits arrangements entre amis et après ça vient vous parler de valeur morale de la fonction publique, d’équité car le recrutement se passe par concours ; c’est beau !! eux ils profitent bien du système c’est sur ! c’est honteux

Logo de pp
lundi 2 février 2009 à 12h51, par  pp

Qu’est-ce qu’une constitution de partie civile ?
Sont-ce des témoins ? Merci de votre réponse

Logo de pp
lundi 2 février 2009 à 12h44, par  pp

Je suis également victime d’un harcèlement sournois dans un hopital. Je n’ai pas encore dépassé le stade de la culpabilité pour porter plainte(pourtant j’y pense)J’ai peur d’etre trop fragile pour assumer ce que cela implique.
peut-etre ai-je tort ?

Logo de Don Quichotte
samedi 25 octobre 2008 à 18h33, par  Don Quichotte

J’ai porté plainte, avec constitution de partie civile contre HM, violences, diffamation, discrimination de traitement...

Les recours hiérarchiques préalables ont aggravé la situation.

Les recours juridiques...Aussi et plus gravement (mise au placard, notation diffamatoire, menance de radiation suite à alerte et retrait, atteinte à la vie familiale et privée, opposition de dette publique sans information préalable sur la base d’une liquidation ni spécifiée, ni précise. Dans l’administration, tout sera fait pour prouver votre faute, vous "démolir" (les termes de mon directeur à deux agents).

Vous serez dit incompétents, aliénés, associable...l’employeur semble répondre aux ordres "supérieurs" et suivre le manuel du "parfait petit harceleur".

Malgré des pièces nombreuses, quelques témoignages (peu de courageux), une argumentation précise, des faits rapportés, votre plainte est classée de facto dans les affaires à débouter, au moins apparait il à la lecture des "jugements".

Le on dit jusqu’au cancan de ladite ’"administration" (dont vous faites partie) fait loi, voire constitution.

vos arguments seront éludés ou niés avec cavalerie, vous ne recevrez que peu d’information sur la procédure à effectuer en cas d’appel ou de pourvoi, de fausses informations au pire.
le dommage causé est doublé et vous y perdez votre "droit".

Bien sur votre santé déjà entamée s’en portera plus mal.

Votre portefeuille également.

Malgré vos efforts pour tenir debout, aucune aide réelle ne vous sera proposée hormis par le médecin privé.

La conclusion à cela ?

Je ne regrette en rien mes recours qui restent inachevés, ne supportant ni l’injustice, ni la bêtise, ni le mensonge.

"Qui ne dit mot consent" dit on.

Je ne consens pas.

Il suffirait d’être plus "galbé" pour que les choses ne se soient jamais empirées : les harceleurs "bien" placés sont des pleutres en vérité.

Il faut donc savoir que le pire est à prévoir après recours malgré les lois qui ne nous aident pas en fait puisqu’inapplicables à certains qui paraissent pouvoir agir n’importe comment en y étant encouragés.

Un homme, une femme avertie en vaut deux.

Et à deux seulement on n’est pas très nombreux pour affronter une armée, ces gens là aimant à sévir plusieurs ensemble pour diluer la "responsabilité qu’il ne porte jamais, peu soucieux de l’équité, de moralité et d’intégrité qui font sombrer notre pays dans une misère qui ne se limite pas à la seule économie. intellectuelle.

Logo de corinne
lundi 22 septembre 2008 à 15h59, par  corinne

j’ai été victime de harcèlement moral, ce qui m’a sauvé c de faire comprendre a la hiérarchie que j’avais une assurance juridique, et que le probleme serait vue directemnt entre l’assurance juridique et le directeur d’etablissement, cela a calmé le jeu, j’ai ensuite changé de service, en avertissant gentiment que j’avais derrière moi une assistance juridique, étant aujourd’hui a mi-temps syndical, je conseille a mes collègues, meme si la cgt est la, d’assurer en plus les arrières par une assistance juridique.

Logo de agnes
mercredi 17 septembre 2008 à 16h22, par  agnes

bonjour
je suis moi aussi victime de harcelement en milieu hospitalier, je viens de déposer plainte auprès du procureur
On se sent bien seul mais il faut réagir, ne pas laisser faire
17/09/08

Logo de Christian  dedieu
jeudi 29 mai 2008 à 21h14, par  Christian dedieu

bonjour
je suis victime de harcelement dans un hopital peut on se contacter par mail ?
christdedieu@orange.fr

jeudi 17 avril 2008 à 15h14

jE SUIS SUR LE SITE DE LA CGT ET J’aimerais éclaircir certains points concernant le harcèlement moral, de manière anonyme.
Depuis fin 2004, je suis dans une situation de harcèlement moral, dans laquelle je travaille pour m’en sortir seule.
J’estime être une résistente de la démocratie car face à tout un établissement, j’ai réussi à faire reconnaître mon intégrité morale et mon désintéressement face aux intérêts particuliers de carrière.
je m’explique :
jE suis adjoint administratif dans un bureau dans un centre hospitalier
D’un tempérament soumis, discret, j’ai toujours fait mon travail sans me faire remarquer : j’étais au bureau des entrées.
J’ai une formation universitaire(maîtrise de lettres modernes) et j’ai passé un concours dans les hôpitaux.
Suite à un bouleversement familial, j’ai été dans l’obligation de quitter le poste que j’avais dans les hôpitaux à l’aide d’une mise en disponibilité obligatoire sans solde.
Je me suis trouvée dans l’obligation de gagner ma vie comme je pouvais. J’ai exercé dans l’enseignement en tant qu’auxiliaire pendant 10 ans.
En 1994, j’ai réintégré les hôpitaux, avec une attente de 5 ans, pendant lesquels ma demande de reintégration n’a pas été honorée, et au cours de laquelle on a titularisé des contractuelles qui n’étaient pas prioritaires.
Enfin réintégrée, le chef du personnel me dit clairement que je ne dois attendre aucune promotion dans cet établissemEnt.
A l’époque, je travaillais avec une contractuelle, qui vit arriver d’un mauvais oeil cette collègue qui avait un niveau intellectuel qui l’effrayait.
Cette personne d’un caractère difficile, m’a causé bien des soucis, mais les syndicats, poursuivant alors "je ne sais quel but ?" lui ont fait comprendre qu’elle devait partir.
Soupçonnant déjà une pression anti - démocratique, je l’avais encouragé à l’époque à rester.
Il faut préciser que cette personne voulait passer le concours d’adjoint des cadres et avait fait une formation dans ce sens.
La direction lui avait fait des promesses, disait-elle.
Cette anecdote est importante car j’ai depuis établi un lien avec mon histoire actuelle.
Cette personne est partie et je me suis retrouvée toute seule pour gérer le bureau des entrées.
j’ai travaillé durement(quelquefois le week-end) pour assumer mes tâches car je sentais confusément qu’on attendait le prétexte de dire que je n’étais pas capable pour me mettre au standard.
On a enfin recruté quelqu’un pouR m’aider AU BOUT DE SIX MOIS.
C’était un adjoint administratif , j’étais agent de bureau à l’époque.
Cette personne venait de l’hôpital BICHAT et ses connaissances étaient très réduites(dossiers de long séjour) par rapport aux besoins demandés dans un petit établissement où il faut tout faire.
lE PROFIL DE CETTE PERSONNE ETAIT TRES PARTICULIER
Au plan relationnel :
Elle était très désagréable avec ses collègues et ses supérieurs hiérarchiques. Ils ne pouvaient rien lui demander.
Comme nous sommes en campagne et qu’elle arrivait de PARIS, j’ai fait tout mon possible pour la guider dans ce nouveau milieu.
J’ai du la former et surtout cannaliser ses écarts.
Elle se proclamait fidèle du Front National et a refusé un jour l’admission d’un pauvre homme qu’on avait trouvé ivre et qu’on avait dirigé vers l’hôpital.
Tant qu’elle a eu besoin de moi, tout s’est bien passé, pendant 4 ans.
Je servais de tampon pour la Direction qui semblait avoir peur de l’approcher.
Une deuxième personne a été introduite au burea suite au départ en congé maternité et disponibilité de la collègue qui s’occupait du social.
Cette personne était une contractuelle qui faisait des remplacements au secrétariat médical et qui souhaitait tyravailler d’avantage au bureau, car elle était obligée de compléter son salaire par des gardes de malades la nuit à leur domicile.
Prise de compassion pour cette situation( personne de 50 ans), je m’étais permise d’en parler à ma chargée des services économiques,
et j’avais remarqué qu’elle de plus en plus présente au bureau, ce qui m’a fait plaisir.
Au départ de la collègue du social, Cette personne l’a remplacé.
Elle ne connaissait rien aux dossiers de la maison de retraite, c’est moi qui l’ai aidée aux premiers dossiers, qui lui ai mis le pied à l’étrier.
En 2003, mon Directeur vient m’entretenir du choix qui a été fait de me désigner comme référent qualité pour le bureau en raison de mes qualités relationnelles.
Nous venions juste d’être informés de la démarche qualité et de l’évaluation du recueil de pratiques.
Confiante, et très favorable au mieux-être du malade, j’accepte sans trop savoir à quoi cela m’engageait.
Pendant un an de 2003 à 2004, je participe à l’élaboration du recueil de l’ANAES, concernant le dossier du patient.
Je m’applique au niveau du bureau à instaurer une politique de qualité concernant l’accueil.
Cela n’était pas chose facile avec ma collègue B.
Elle a fait une formation de Gérante de tutelle et partageait avec moi la gestion des dossiers de la maison de retraite.
Fin 2004, il m’a semblé qu’un complot se nouait autour de moi entre la collègue B du bureau des entrées et la collègue D du social.

J’avais le sentiment que des informations importantes pour mon travail m’étaient cachées.
Propos chuchotés : "ne lui dis pas"
Les retours des factures du Trésor public ne m’étaient plus adressés
J’avais l’impression qu’un dossier de collecte de mes erreurs était constitué.
J’étais tenue à l’écart des réunions, j’apprenais qu’elles avaient eu lieu juste au moment où j’étais en RTT, par exemple.
Je surprenais des attitudes de complicité, des sourires, des réflexions de manière de plus en plus ouvertes.
Bientôt la tension devint insoutenable et je fus agressée par ma collègue B, qui déclare alors qu"’elle était correcte parce qu’elle avait besoin de moi, mais que mainteant elle était formée et elle n’en avait plus besoin"
Elle m’avait jeté mes documents de travail.
Je demande alors une réunion avec le Directeur. Mais j’ai l’impression que tout sonne faux, que le Directeur n’a plus le même regard sur moi.
Le complot s’étend rapidement à tout l’établissement, puis à la peite ville où j’habite. Je n’ose plus sortir, je ne vais plus manger au self, j’ai des blocages dans tout le corps, j’ai du mal à respirer, j’ai envie de mourir. Encore aujourd’hui quand j’évoque ce souvenir, je suis prise d’une crise de larmes.
Je suis tombée gravement malade en dépression en 2005. Tous les jours, lorsque j’entrais dans le bureau, elles guettaient les signes d’une dépression. On faisait courir le bruit que j’étais paranoÏaque.
Alors j’ai lutté, je savais qu’on voulait me faire partir et j’ai dit "NON !".
Après un arrêt de 6 mois, j’ai été agressée verbalement, j’ai demandé la convocation du CHSCT. J’ai voulu assister à la réunion, le Directeur me l’a refusé.
Je me suis adressée au syndicat CGT : il n’y a pas eu de suites.
J’ai vraiment le sentiment d’être en face de l’OMERTA.
j’ai été déplacée de mes fonctions du jour au lendemain. Mes deux collègues que j’avais formé ont pris mon travail.
On m’a mise au placard, en me mettant responsable du CGOS et aide à la responsable du projet qualité.
j’aime le travail que je fais, mais je porterai à vie le deuil de cette horrible histoire.
Pour ma part, j’ai pris le parti de me retirer des syndicats, d’être neutre sur le terrain et d’attendre pour voir si quelqu’un va enfin avoir la tripe de faire quelque chos pour me tendre la main. A celui-là ma reconnaissance sera infinie.
Car en ce moment, je ne me sens pas malheureuse, je fais mon travail danss la sérénité mais je suis sous l’oeil d’une caméra qui me filme pendant toute ma journée de travail.
Les personnes qui font ce travail me font bien savoir par des petites réflexions qu’il est de mon intérêt de ne rien dire.
On me laisse à penser que c’est pour m’aider, sur un fond "d’intérêt à la promotion, sous entendu "on te guide sur le travail à faire" dans l’espoir d’avoir une promotion.

On s’habitue à la souffrance et j’avoue que cette position, bien qu’étonnante ne me gêne plus car j’ai dépassé l’émotion dûe au fait d’être observée.
Je soupçonne aujourd’hui le dispositif d’évaluation de s compétences professionnelles d’être à l’origine de mes malheurs.
Mais je n’arrive pas à savoir la vérité.
Je n’ai pas l’intention de porter plainte, car j’ai l’impression qu’on m’y poussze pour me faire partir.
Cependant, je suis partagée par le souci de promouvoir les droits des salariés et j’ai le sentiment d’être une personne violée qui n’a pas porté plainte et qui protège ainsi les violeurs.
J’aimerais seulement être éclairée......
Merci d’avance.

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