retrait du plan bachelot

lendemain de la manif du 12 fevrier à paris
lundi 16 février 2009
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cgt fo cfe unsa sud

Quelle situation voulez-vous créer, Madame Bachelot ? Les hospitaliers sont à bout Il est plus que temps de retirer vos projets ! Vous organisez la mort de l’hôpital Retrait du plan d’économie et de suppression de postes Abandon du projet de regroupement des hôpitaux de l’AP-HP Maintien des 38 hôpitaux, de tous les services, La loi Bachelot n’est ni amendable, ni négociable : RETRAIT !

Ce jeudi 12 février, une nouvelle fois, à l’appel des organisations syndicales USAP-CGT, FO, CFTC, SUD Santé, UNSA, CFE-CGC, les personnels de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris sont en grève et en manifestation. Des personnels des hôpitaux de la région parisienne et de province se sont joints à nous.

Depuis des mois, nous n’avons cessé de multiplier les mises en garde et les avertissements. Nous ne voulons pas du plan d’éclatement des 38 hôpitaux de l’AP-HP, mise en œuvre anticipée de la loi Bachelot.

Chaque jour qui passe, la situation dans les services hospitaliers se détériore, car le projet de regroupement des hôpitaux de l’AP-HP est de fait déjà en route, avec toutes ses conséquences désastreuses :

• Des fermetures d’hôpitaux sont actées (Saint Vincent de Paul, Broussais, Charles Foix), des regroupements d’activités sont annoncés (regroupement à Paris de toute l’activité hépatique sur un seul site, externalisation des fonctions supports en cours,…etc) • Les EPRD (budgets) tombent partout avec des réductions brutales de personnels : Depuis 4 ans, chaque année, on impose 45 millions d’euros d’économies à l’AP-HP, et pour la seule année 2009, 100 millions d’économies seraient exigés. • Ainsi à St Louis, « les décisions prises pour atteindre les objectifs fixés par cette feuille de route » prévoient : le regroupement du service d’ORL sur Lariboisière, une réduction de 10 lits d’hospitalisation de semaine en dermatologie ...et ce n’est qu’un exemple. • 11 directeurs ont été désignés à la tête des groupes hospitaliers qui anticipent les futurs regroupements, • la « modernisation du Siège » se traduirait par des suppressions de postes et des redéploiements de personnels. • La mutualisation des fonctions supports logistiques, médico-techniques, restauration, techniques et ouvrières) administratives se traduirait pour ce secteur par la baisse des effectifs de 10 à 15%. • D’ores et déjà, depuis la circulaire de juillet 2008, aucun CDD n’est renouvelé à l’AP-HP depuis le 1er novembre 2008.

Cela crée une situation de rupture dans les services. Pourtant les hôpitaux sont contraints par Mme BACHELOT de répondre aux exigences de suppressions de 20 000 postes au niveau national prévues par sa loi. La déclinaison de ce plan à l’AP-HP représente 4 à 5000 emplois alors qu’il manque déjà du personnel partout.

Les hospitaliers ont démontré depuis des mois leur détermination à sauvegarder leurs hôpitaux, leurs services contre le projet de regroupement des 38 hôpitaux de l’AP-HP en 11 groupes hospitaliers  5000 en manifestation le 2 octobre 2008, le 9 décembre à l’Assemblée nationale, le 29 janvier, dans tout le pays, avec des millions de travailleurs et de nouveau ce 12 février 2009 devant l’Assemblée nationale. Nous sommes déterminés à faire entendre à Madame Bachelot la volonté de l’ensemble du personnel hospitalier, des cadres, des médecins, de leurs syndicats.

Si Mme Bachelot ne retirait pas ses projets, elle prendrait la responsabilité de créer une situation de crise majeure dans les hôpitaux.

Elle contraindrait les personnels hospitaliers et leurs syndicats, comme c’est le cas en ce moment même en Guadeloupe et dans les universités, à la grève dans l’unité jusqu’au retrait de ce plan de démantèlement.

Mme Bachelot doit retirer tous ses projets, celui de démantèlement de l’AP-HP comme son projet de loi qui en fixe le cadre, car ils dressent contre eux tout le personnel hospitalier, toutes ses organisations.

Car tout le monde sait quelle catastrophe représenterait pour le système de santé fondé sur l’existence de la Sécurité sociale, un projet de loi qui

• mettrait la Sécurité sociale, donc le budget des hôpitaux, sous la coupe de l’Etat • organiserait la régionalisation de notre système de santé par la mise en place des Agences Régionales de Santé (ARS) • déstructurerait notre système hospitalier en Communautés Hospitalières de Territoires (CHT) en lieu et place des 1035 hôpitaux publics actuels. • remettrait en cause les missions de service public, le statut juridique des hôpitaux publics et par là même le Statut des personnels • accélérerait les restructurations et la privatisation

Les syndicats USAP-CGT, FO, CFTC, SUD Santé, UNSA, CFE-CGC de l’AP-HP constatent que sous toutes les formes, les prises de position se sont multipliées :

• Le comité national fédéral de la fédération santé CGT : « Ces projets sont inamendables et inacceptables, ils doivent être retirés… ». • Le président de la confédération des praticiens hospitaliers (CPH) « Ce projet est une machine de guerre contre l’hôpital public ». • Les fédérations CGT et CGT FO de la Sécurité sociale : « nous ne pouvons pour le point qu’émettre les plus grandes réserves sur l’instauration des ARS dont le projet devrait selon nous être abandonné. » • La fédération FO des services publics et de santé : « … le projet de loi « hôpital, patients, santé et territoires » (...) il accentue la fragilisation du service public hospitalier par sa privatisation (...) Tout ceci le rend inacceptable et nécessite son ajournement. » • Suite à l’appel du mois de décembre de l’intersyndicale de l’AP-HP, « plus de 13 000 personnels hospitaliers avec leurs syndicats dans 58 hôpitaux de toute la France ont signé pour le retrait de la loi Bachelot ». • Le Conseil de l’ordre des médecins, le Conseil de l’ordre des pharmaciens, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), dénoncent tout ou partie de la Loi Bachelot.

Les syndicats USAP-CGT, FO, CFTC, SUD Santé, UNSA, CFE-CGC de l’AP-HP mettent en garde Madame Bachelot sur la situation qu’elle créerait en n’entendant pas ces réactions.

Les syndicats USAP-CGT, FO, CFTC, SUD Santé, UNSA, CFE-CGC de l’AP-HP estiment, dans l’intérêt de la population, des patients et des personnels que ce projet de loi doit être retiré de l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.

Dans les services, les ateliers, les bureaux,… les personnels avec l’intersyndicale de l’AP-HP, considèrent que cette revendication de retrait de l’ordre du jour de l’Assemblée nationale devrait être portée par les confédérations syndicales lors de leur rencontre avec M. Sarkozy le 18 février.

Paris, le 12 février


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