sauvez l’hopital public. signez la petition

non à la santé marchande, oui à l’accés aux soins pour tous.
mercredi 25 juin 2008
par  cgt.chgdreux
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PARIS (AFP) - Une pétition pour sauver l’hôpital public d’une "privatisation progressive" qui entraînerait la "suppression d’activités médicales jugées peu ou pas rentables", a été lancée mercredi par des médecins et d’autres professionnels hospitaliers.

Plus de 450 signataires, de toute la France, étaient recensés vendredi sur le site internet (www.appel-sauver-hopital.fr) à l’initiative de personnels de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Ils souhaitent un moratoire sur l’extension de la tarification à l’activité (T2A) à des disciplines comme la psychiatrie ainsi que la création d’une institution indépendante chargée d’une révision transparente des tarifs de la T2A.

La pétition souligne que "l’hôpital public a subi plusieurs attaques" : pénurie de personnel médical, manque d’infirmières aggravé par les conditions d’application de la loi des 35 heures aux hôpitaux, sous financement délibéré par la T2A et limitation abusive de l’enveloppe budgétaire nationale.

Certes, "les hôpitaux doivent améliorer leur organisation et leur efficience", reconnaît le texte, "mais les réformes en cours et une partie des mesures préconisées par le rapport du sénateur Larcher, vont entraîner une privatisation progressive de l’hôpital public".

Dénonçant une logique de "l’hôpital entreprise" et de "marchandisation de la santé", les signataires estiment que la "course à la rentabilité entraînera la suppression d’activités médicales jugées peu ou pas rentables, le développement des cliniques privées à but lucratif et la généralisation des dépassements d’honoraires".

L’appel précise aussi que le secteur des cliniques privées à but lucratif "se développe et se restructure sous l’emprise des fonds d’investissements internationaux, exigeant des taux de rentabilité financière entre 15 et 20%".

Les signataires donnent l’exemple de la Générale de Santé, qui, avec ses 180 cliniques privées, "a versé 420 millions d’euros à ses actionnaires" en 2007, pendant que "le déficit programmé des hôpitaux dépasse (...) les 350 millions d’euros".


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